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Violences dans les transports : tolérance zéro !

Utiliser les transports en commun, ce n’est pas juste se déplacer.

 

C’est une liberté. Une liberté pour sa vie professionnelle, familiale, sociale. Une liberté à laquelle personne doit renoncer.

Les chiffres le rappellent avec force : 3 400 victimes de violences sexuelles dans les transports en 2024, dont 91% de femmes. En Île-de-France, 7 femmes sur 10 ont déjà subi des violences sexistes et sexuelles dans les transports.

Derrière ces statistiques, il y a des femmes qui modifient leurs trajets, évitent certaines lignes, s’organisent pour ne pas se retrouver seules, calculent les risques avant chaque déplacement, renoncent à leur liberté de se déplacer.

 

Le 30 mars 2026, j’ai présenté avec le ministre des Transports, Philippe Tabarot, le Groupement des autorités organisatrices de transport, Régions de France, Île-de-France Mobilités, l’Union des transports publics et ferroviaires (UTPF), la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV) et l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), aux côtés des associations engagées un plan d’action clair : « Eradiquer les violences, agir contre les agressions, protéger les victimes » pour agir sur nos gares, la présence humaine, les capacités de signalement, la formation des agents et la mobilisation de l’ensemble de la société.

 

Garantir la sécurité dans les transports dans nos grandes métropoles comme en ruralité, c’est garantir une liberté fondamentale. Aujourd’hui encore, pour trop de femmes, cette liberté reste entravée, limitée, conditionnée. L’Etat est au rendez-vous, partout, aux côtés de l’ensemble des acteurs, pour faire éradiquer les violences et rétablir cette égalité dans les faits. Faire des transports en commun des espaces sûrs pour toutes et tous n’est pas une option, c’est une exigence.