Dans un contexte de résurgence massive de l’antisémitisme depuis le 7 octobre 2023 suite aux attentats terroristes commis par le Hamas, je me suis rendue en Israël du 16 au 18 février 2026.
Le 7 octobre 2023 restera comme une date gravée dans la mémoire du monde. Ce jour-là, des femmes, des hommes, des enfants ont été massacrés pour une seule raison : ils étaient juifs.
Sur les lieux du Festival Nova, parmi les visages de jeunes venus célébrer la vie, le choc est total. Au Kibboutz Nir Oz, les stigmates rappellent la brutalité des attaques. Là encore, les regards, les récits, la dignité des survivants imposent une seule exigence : ne jamais détourner les yeux.
Cette tragédie s’inscrit dans une histoire plus longue, celle de l’antisémitisme, qui continue de tuer. D’Ilan Halimi à Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada ou Yoav Hattab, tous ont été assassinés parce qu’ils étaient juifs. Une réalité insupportable, qui oblige la société tout entière.
À Yad Vashem, lieu de mémoire de la Shoah, cette exigence prend une dimension encore plus forte. Face à l’ampleur du crime et à la volonté d’effacer jusqu’à l’existence même d’un peuple, le visiteur est confronté au pire de l’humanité. Mais il y a aussi la lumière : celle des Justes, des résistances, de la transmission. Celle qui rappelle que rien n’est jamais perdu tant que subsiste la volonté de se dresser.
Le combat contre l’antisémitisme n’est pas celui des seuls Juifs. Il est celui de toute la Nation. Celui de la République. Refuser l’indifférence, refuser la résignation, et mener le combat : telle est notre responsabilité. Plus qu’un devoir de mémoire, c’est un devoir d’action, un engagement quotidien pour aujourd’hui et pour demain, pour ceux qui nous ont précédé et ceux qui viendront après nous.

